Le Friant

Le Friant, le restaurant du Golf de Seraincourt, vous propose, encore pour quelques mois, une des plus belle carte des vins d’Île de France… 

Etre golfeur et amateur de bons vins n’est heureusement pas incompatible.

Malheureusement, très peu de restaurants de golf proposent une sélection digne d’intérêt pour les amateurs avertis que vous êtes.

Par bonheur, ce n’est pas le cas du Friant, le restaurant du Golf de Seraincourt.

Son actuel gérant, n’a pas succombé à la facilité. Il a délibérément décidé de nous proposer une sélection de 36 vins de propriété.

Des plus simples, gourmands et immédiats, à de prestigieuses bouteilles à des prix très concurrentiels.

Le bar, vous surprendra également car vous n’y trouvez pas les habituelles et sans grand intérêt références que l’on retrouve presque partout……

Vous pourrez y savourer de très belles eaux de vie blanches ou vieillies, chartreuses, rhums vieux, whiskies rares, et probablement la plus belle offre d’absinthes des bars de golfs.

Le bar et le restaurant sont ouvert 7 jours sur 7.

Mais profitez en bien car l’actuel gérant quittera le Golf de Seraincourt fin Juillet.

Je caresse le secret espoir comme tous les golfeurs amateurs de bons flacons, que son successeur nous offre également la possibilité de nous régaler….Qui sait, il fait bon vivre d’espoir.

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Stéphane Sérol

Enfin, nous venons de recevoir le millésime 2008 des"Blondins" de Stéphane Sérol……

Enfin, nous venons de recevoir le millésime 2008 des"Blondins" de Stéphane Sérol……

Il vient juste d’^tre mis en bouteille et nous sommes parmis les premiers à pouvoir le déguster.
premier millésime bio.

La robe est rouge rubis profond.
nez de fruits noirs très mûrs.
En bouche, très belle acidité, beaucoup de fraîcheur; Ample et très fruité.
Très bel équilibre et belle longueur. Superbe!

Nous sommes heureux que Stéphane Sérol nous accorde sa confiance. Il sera chez nous le 4 Avril pour vous proposer une très belle dégustation.

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Loire-1/Pierre-troigros-et-robert-serol-Les-Blondins-2008.html

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Jean-Claude Rateau

L’extraordinaire potentiel des sols bruns calcaires de Beaune donne des vins profonds, complets et de grande garde.
Les êtres vivants du sol sont essentiels à la vigne…

DEGUSTATION EXCEPTIONNELLE

SAMEDI 28 MARS 2009

DE 11H00 A 19H00

 

– La vie au vignoble –

Au Domaine, nous avons toujours fait le choix d’une viticulture de terroir.
En effet, l’extraordinaire potentiel des sols bruns calcaires de Beaune donne des vins profonds, complets et de grande garde.Pour que la vigne exprime ce potentiel, nous devons l’aider à chaque instant dans sa croissance. C’est dans une connaissance approfondie des sols que nous pouvons choisir les interventions les mieux propices à chaque moment de l’année, à la croissance de la vigne.


LES ELEMENTS DU SOL, UN MONDE COMPLEXE


Les sols sont formés d’éléments qui sont là depuis toujours, et qui ne changent jamais, l’argile, les cailloux, par exemple, et d’éléments vivants, qui évoluent, croissent, disparaissent, sur lesquels nous pouvons agir.

D’abord, il y a l’argile. Il existe plus de 400 différentes sortes d’argile. Chaque sol est un mélange défini de quelques unes d’entre elles. Si ces argiles sont de grande qualité, elles sont capables de stocker l’eau et les éléments fertilisants du sol, et de les redonner à la plante tout au long de l’année. Ces argiles donnent les meilleurs sols.

Puis nous trouvons des éléments plus gros, issus aussi de la dégradation de la roche : les limons, les sables et enfin les cailloux plus ou moins gros et abondants. Ces éléments forment, avec l’argile toutes les qualités d’un sol. Enfin, le sol contient de l’eau, issus des pluies, de la neige et de réserves qui circulent et jaillissent parfois en source. Nous devons aider le sol à évacuer l’eau en excès lorsque celle-ci risque d’asphyxier les racines, et au contraire limiter l’été l’évaporation pour préserver pour la vigne l’eau nécessaire à sa maturité.


LA VIE DU SOL, UNE SUITE NOMBREUSE D’ETRES VIVANTS


Les êtres vivants du sol sont essentiels à la vigne. Il y a d’abord les décomposeurs qui se nourrissent de tous les débris végétaux, les feuilles qui tombent à l ‘automne, les débris de sarments de vigne, de racine, ainsi que les débris d’herbe.
Puis le sol contient un groupe indispensable à la vigne : les champignons que l’on appelle les mycorhizes. Le mycélium de ce champignon explore le sol et va assimiler le phosphore du sol. Il l’offre à la vigne, en échange de sucre que les racines de vigne lui fournissent. Cet échange réciproque indispensable nous montre que la solidarité dans le monde vivant est un processus important dans l’élaboration de la vie. Puis nous trouvons les vers de terre dont les galeries aèrent le sol.

Enfin, le sol de vigne permet la croissance de nombreuses variétés de plantes sauvages, qui offrent le gîte et le couvert à une nombreuse population d’insectes, de papillons et d’abeilles.Pour agir et aider la vigne dans sa meilleure croissance, nous devons comprendre toutes les relations qui unissent ces éléments.


LES LABOURS, UNE TRADITION EN CONSTANTE AMELIORATION


A chaque sol, et à chaque moment de l’année, les vignerons ont imaginé les meilleurs labours pour que la vigne se développe en harmonie avec son milieu :

En hiver, nous ouvrons le sol en buttant les vignes. Nous permettons ainsi au froid et au gel de venir émietter le sol durci de l’été, et préparer la croissance des jeunes racines au printemps.

Au début du printemps, nous aérons le sol pour stimuler la vie microbienne, et faciliter la décomposition des derniers débris végétaux.

Puis, avec des systèmes de dents, et de lames, nous détruisons l’herbe naturelle, à chaque fois qu’elle risque de faire une concurrence à la vigne.

A la fin de l’été, nous laissons la prairie s’installer, afin de profiter d’un tapis fleuri et odorant au moment de la vendange.


LA BIODYNAMIE, LE CHOIX D’UNE TECHNIQUE DE HAUT NIVEAU


La plupart des vignerons bourgignons pratiquant une viticulture biologique, ont choisi un ensemble de technique alliant la connaissance approfondie des traditions, avec une démarche moderne et scientifique : LA BIODYNAMIE.

Cette technique permet de supprimer tout produit chimique à chaque stade du travail de la vigne.
Le sol est vivifié par des apports réguliers et adaptés de matière organique, ainsi que par des préparations naturelles à base de plante et de substances animales. La vigne est aidée dans sa croissance par des apports à doses homéopathiques de silice qui l’aide à mieux assimiler la lumière solaire. La vigne mise ainsi en harmonie avec son milieu, s’ancre au sol et exprime toutes les qualités de son terroir, et par une croissance plus régulière affine toutes les richesses de chacun des millésimes. Enfin, le vigneron peu explorer des domaines très subtils qui influence la qualité de ses vins, comme les influences des rythmes cosmiques, la diversité des paysages, ou encore les influences bénéfiques des associations de plantes.


LA VIGNE EN CROISSANCE, UNE ATTENTION DE CHAQUE INSTANT


La vigne démarre sa croissance début avril, quand le temps est suffisamment chaud. De nombreux bourgeons se mettent à pousser, ceux que l’on a sélectionné au moment de la taille, et de nombreux bourgeons indésirables, principalement sur le vieux cep. Nous devons les enlever afin d’avoir une vigne aérée, avec pour seule production le nombre de raisin que nous avons choisi. Puis la vigne part à l’assaut du ciel, poursuivant sa vocation de liane, et cherchant à monter le plus haut possible vers la lumière. Nous l’aidons dans sa croissance en maintenant ses rameaux dans un palissage. Puis, au cœur de l’été, nous limitons sa croissance en cisaillant la partie des rameaux inutile. Accompagnée à chaque instant, la vigne s’installe ainsi au mieux et utilise lumière et chaleur du soleil pour mûrir ses raisins.


DES CHOIX A LONG TERME


En Bourgogne, les zones de production Village, premier crus et grands crus, ont choisi depuis de nombreuses génération d’imposer la vigne basse à forte densité (10 000 ceps à l’hectare) chaque pied n’ayant pour son développement qu’un seul mètre carré. Ce mode de conduite, ancien, contraignant, très couteux et difficile à mécaniser rend la vigne sensible, et l’obtention de raisins sains et très murs limité les années de mauvais temps.

Pour palier à ces inconvénients, tout en respectant la législation en vigueur, nous avons choisi , sur toutes les vignes jeunes, un mode de taille approprié; la taille en cordon , ou les branches qui portent les raisins sont bien aérées et les raisins exposés à l’air et à la lumière, gage de santé et de maturité.
Dans les vignes des Hautes Cotes , la législation permet des modes de conduite plus économiques. Nous avons implanté un système plus moderne, créé par les meilleures démarches scientifiques en manière de mode de conduite : la vigne en lyre ouverte.
Là, une vigne large explore au mieux l’ensemble du sol cultivé, et le feuillage, parfaitement ensoleillé, muri des récoltes maîtrisées avec un travail rendu plus facile. Ce système, très écologique, permet un grand respect de l’environnement.


– La vie à la cave-


Créer le meilleur vin est un art qui nécessite un savoir faire et une grande tradition.

Là aussi règne le respect, l’écoute attentive du vivant, et la douceur.

Pour faire le meilleur des vins, nous devons déjà obtenir le meilleur des raisins. Tous les soins qui ont été donnés à la vigne, à chaque instant de l’année, vont se poursuivre dans le même esprit à la cave.

Pour les vins blancs issus de Chardonnay, les raisins sont cueillis à la main, au moment choisi en fonction de la maturité de chaque parcelle, et transportés délicatement jusqu’à la salle de pressurage. Nous pressurons avec le plus de douceur possible nos raisins, en laissant lentement s’égoutter le jus dans une cuve de réception. Là nous prenons le temps, tout le temps qu’il faut pour extraire le meilleur jus.

Puis, après une nuit de repos, le jus qui s’est éclairci naturellement, est séparer de ses parties les plus grossières : les bourbes. Le jus de raisin est ensuite mis à fermenter dans des fûts de chêne. Là, point de levure sélectionnées ni d’ajout de substance étrangères au raisin. Nous laissons les levures naturelles du raisin commencer leur lent travail, à leur rythme, et transformer les sucres du raisin. Après les fermentations alcooliques, nous batonnons les lies, ces riches dépots de levure, afin de donner au vin gras et finesse. C’est la technique bourguignonne par exellence. Puis au cours de l’hiver qui suit, d’autres fermentations vont se produire, et rendre le vin plus stable . C’est dans cette lenteur et le respect des processus naturels que le vin élabore toute sa complexité et donne chaque année les caractères si uniques de chacun des terroirs de notre domaine.

Quand le vin est prêt, nous choisissons le meilleur moment pour la mise en bouteille. Après une préfiltration légère au printemps rend le vin plus clair et brillant. Puis les vins blancs sont mis en bouteille dans nos caves en septembre ou en fin d’ hiver. Puis ils reposeront jusqu’au moment ou nous le jugerons prêt, et digne de figurer sur votre table.

Pour le vin rouge issus du pinot noir, le processus est plus complexe : en effet, le pinot noir est un cépage à jus blanc, la couleur étant cachée dans la peau du raisin. Pour faire un vin rouge, il faut donc faire macérer les peaux du raisins dans le jus, pendant toute la durée des fermentations. Les parties solides du raisins ont la facheuse habitude de flotter. Il faut donc régulièrement immerger ces parties dans le jus pour que le contact soit le plus important possible. Matin et soir, nous procédons à un pigeage manuel qui consiste à pousser, à l’aide d’un outil au bout d’un long manche toutes les parties solides à l’intérieur du jus. Après fermentation, le pinot noir est pressuré, et conservé en cave dans des barriques de chêne, pendant 9 à 18 mois avant sa mise en bouteille. Suivant la limpidité du vin naturel nous décidons de le filtrer légèrement ou pas du tout.

Découvrez les vins de Jean-Claude Rateau en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://www.cavesduroy.fr/recherche/catalogue/?r=jean-claude+rateau+

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Sylvie Spielmann

Au Domaine, nous avons toujours fait le choix d’une viticulture de terroir.
Pour faire le meilleur des vins d’Alsace, nous devons déjà obtenir le meilleur des raisins…

DEGUSTATION EXCEPTIONNELLE

SAMEDI 28 MARS 2009

DE 11H00 A 19H00

SYLVIE SPIELMANN

– La vie au vignoble –

Au Domaine, nous avons toujours fait le choix d’une viticulture de terroir. En effet, l’extraordinaire potentiel des marnes à gypses de Bergheim donne des vins profonds, complets et de grande garde.

Pour que la vigne exprime ce potentiel, nous devons l’aider à chaque instant dans sa croissance. C’est dans une connaissance approfondie des sols que nous pouvons choisir les interventions les mieux propices à chaque moment de l’année, à la croissance de la vigne.

LES ELEMENTS DU SOL, UN MONDE COMPLEXE

Les sols sont formés d’éléments qui sont là depuis toujours, et qui ne changent jamais, l’argile, les cailloux, par exemple, et d’éléments vivants, qui évoluent, croissent, disparaissent, sur lesquels nous pouvons agir.

D’abord, il y a l’argile. Il existe plus de 400 différentes sortes d’argile. Chaque sol est un mélange défini de quelques unes d’entre elles. Si ces argiles sont de grande qualité, elles sont capables de stocker l’eau et les éléments fertilisants du sol, et de les redonner à la plante tout au long de l’année. Ces argiles donnent les meilleurs sols.

Puis nous trouvons des éléments plus gros, issus aussi de la dégradation de la roche : les limons, les sables et enfin les cailloux plus ou moins gros et abondants. Ces éléments forment, avec l’argile toutes les qualités d’un sol. Enfin, le sol contient de l’eau, issus des pluies, de la neige et de réserves qui circulent et jaillissent parfois en source. Nous devons aider le sol à évacuer l’eau en excès lorsque celle-ci risque d’asphyxier les racines, et au contraire limiter l’été l’évaporation pour préserver pour la vigne l’eau nécessaire à sa maturité.

LA VIE DU SOL, UNE SUITE NOMBREUSE D’ETRES VIVANTS

Les êtres vivants du sol sont essentiels à la vigne. Il y a d’abord les décomposeurs qui se nourrissent de tous les débris végétaux, les feuilles qui tombent à l ‘automne, les débris de sarments de vigne, de racine, ainsi que les débris d’herbe. Puis le sol contient un groupe indispensable à la vigne : les champignons que l’on appelle les mycorhizes. Le mycélium de ce champignon explore le sol et va assimiler le phosphore du sol. Il l’offre à la vigne, en échange de sucre que les racines de vigne lui fournissent. Cet échange réciproque indispensable nous montre que la solidarité dans le monde vivant est un processus important dans l’élaboration de la vie. Puis nous trouvons les vers de terre dont les galeries aèrent le sol. Enfin, le sol de vigne permet la croissance de nombreuses variétés de plantes sauvages, qui offrent le gîte et le couvert à une nombreuse population d’insectes, de papillons et d’abeilles.

Pour agir et aider la vigne dans sa meilleure croissance, nous devons comprendre toutes les relations qui unissent ces éléments.

LES LABOURS, UNE TRADITION EN CONSTANTE AMELIORATION

A chaque sol, et à chaque moment de l’année, les vignerons ont imaginé les meilleurs labours pour que la vigne se développe en harmonie avec son milieu :

En hiver, nous ouvrons le sol avec une bêcheuse. Nous permettons ainsi au froid et au gel de venir émietter le sol durci de l’été, et préparer la croissance des jeunes racines au printemps.

Au début du printemps, nous aérons le sol pour stimuler la vie microbienne, et faciliter la décomposition des derniers débris végétaux.

CI-CONTRE : LE LABOUR PAR LE CHEVAL DANS LA PLUS ANCIENNE VIGNE DU DOMAINE (+ de 55 ans)

Puis, avec des systèmes de dents, et de lames, nous détruisons l’herbe naturelle, à chaque fois qu’elle risque de faire une concurrence à la vigne.

A la fin de l’été, nous laissons la prairie s’installer, afin de profiter d’un tapis fleuri et odorant au moment de la vendange.

LES APPORTS DE MATIERE ORGANIQUE : un travail en commun.

Chaque année, nous choisissons aussi quelques parcelles où nous allons apporter un compost naturel, fait à base de fumier, de paille, de débris de sarments de vigne et de marcs de raisin. Cette matière organique très élaborée par une fermentation dirigée en tas offre au sol les meilleurs humus, gage de sa santé, de sa fertilité et sa résistance à l’érosion.

Cette technique naturelle nécessite une organisation et un équipement performant. L’ALSACE, depuis plusieurs années, regroupe tous les vignerons qui pratiquent cette technique au sein d’une association : VIGNES VIVANTES. Les villages proches sont regroupés pour fabriquer ensemble le compost, suivant les besoins de chacun. Des réunions régulières, à la vigne, permettent d’échanger sur la meilleure manière de conduire ses différents sols. Enfin, un technicien et un laboratoire indépendant permettent, par des analyses de sols approfondies et une mise en commun des résultats, d’asseoir ce travail sur une solide base scientifique.

LA BIODYNAMIE, LE CHOIX D’UNE TECHNIQUE DE HAUT NIVEAU

La plupart des vignerons alsaciens pratiquant une viticulture biologique, ont choisi un ensemble de technique alliant la connaissance approfondie des traditions, avec une démarche moderne et scientifique : LA BIODYNAMIE.

Cette technique permet de supprimer tout produit chimique à chaque stade du travail de la vigne. Le sol est vivifié par des apports réguliers et adaptés de matière organique, ainsi que par des préparations naturelles à base de plante et de substances animales. La vigne est aidée dans sa croissance par des apports à doses homéopathiques de silice qui l’aide à mieux assimiler la lumière solaire. La vigne mise ainsi en harmonie avec son milieu, s’ancre au sol et exprime toutes les qualités de son terroir, et par une croissance plus régulière affine toutes les richesses de chacun des millésimes. Enfin, le vigneron peu explorer des domaines très subtils qui influence la qualité de ses vins, comme les influences des rythmes cosmiques, la diversité des paysages, ou encore les influences bénéfiques des associations de plantes.

LA VIGNE EN CROISSANCE, UNE ATTENTION DE CHAQUE INSTANT

La vigne démarre sa croissance début avril, quand le temps est suffisamment chaud. De nombreux bourgeons se mettent à pousser, ceux que l’on a sélectionné au moment de la taille, et de nombreux bourgeons indésirables, principalement sur le vieux cep. Nous devons les enlever afin d’avoir une vigne aérée, avec pour seule production le nombre de raisin que nous avons choisi. Puis la vigne part à l’assaut du ciel, poursuivant sa vocation de liane, et cherchant à monter le plus haut possible vers la lumière. Nous l’aidons dans sa croissance en maintenant ses rameaux dans un palissage. Puis, au cœur de l’été, nous limitons sa croissance en cisaillant la partie des rameaux inutile. Accompagnée à chaque instant, la vigne s’installe ainsi au mieux et utilise lumière et chaleur du soleil pour mûrir ses raisins. 

– La vie à la cave –

Créer le meilleur vin est un art qui nécessite un savoir faire et une grande tradition.

Là aussi règne le respect, l’écoute attentive du vivant, et la douceur.

Pour faire le meilleur des vins d’Alsace, nous devons déjà obtenir le meilleur des raisins. Tous les soins qui ont été donnés à la vigne, à chaque instant de l’année, vont se poursuivre dans le même esprit à la cave.

Les raisins sont cueillis à la main, au moment choisi en fonction de la maturité de chaque parcelle, et transportés délicatement jusqu’à la salle de pressurage. Nous pressurons avec le plus de douceur possible nos raisins, en laissant lentement s’égoutter le jus dans une cuve de réception. Là nous prenons le temps, tout le temps qu’il faut pour extraire le meilleur jus.

Puis, après une nuit de repos, le jus qui s’est éclairci naturellement, est séparer de ses parties les plus grossières : les bourbes. Le jus de raisin est ensuite mis à fermenter dans les foudres en bois, ou des cuves en inox. Là, point de levure sélectionnées ni d’ajout de substance étrangères au raisin. Nous laissons les levures naturelles du raisin commencer leur lent travail, à leur rythme, et transformer les sucres du raisin. Puis au cours de l’hiver qui suit, d’autres fermentations vont se produire, et rendre le vin plus stable . C’est dans cette lenteur et le respect des processus naturels que le vin élabore toute sa complexité et donne chaque année les caractères si uniques de chacun des terroirs de notre domaine.

Quand le vin est prêt, nous choisissons le meilleur moment pour la mise en bouteille. Après une préfiltration légère au printemps rend le vin plus clair et brillant. Puis les vins blancs sont mis en bouteille dans nos caves avant la nouvelle récolte en août et en septembre. Puis ils reposeront jusqu’au moment ou nous le jugerons prêt, et digne de figurer sur votre table.
Pour le vin rouge issus du pinot noir, le processus est plus complexe : en effet, le pinot noir est un cépage à jus blanc, la couleur étant cachée dans la peau du raisin. Pour faire un vin rouge, il faut donc faire macérer les peaux du raisins dans le jus, pendant toute la durée des fermentations. Les parties solides du raisins ont la facheuse habitude de flotter. Il faut donc régulièrement immerger ces parties dans le jus pour que le contact soit le plus important possible.
Matin et soir, nous procédons à un pigeage manuel qui consiste à pousser, à l’aide d’un outil au bout d’un long manche toutes les parties solides à l’intérieur du jus. Après fermentation, le pinot noir est pressuré, et conservé en cave dans des barriques de chêne, pendant 6 à 10 mois avant sa mise en bouteille. Suivant l’ éclairage du vin naturel nous décidons de le filtrer légèrement ou pas du tout.
détartrage d’un foudre en bois

Retrouvez les vins de SYLVIE SPIELMAN en cliquant sur le lien suivant:
http://www.cavesduroy.fr/recherche/catalogue/?r=sylvie+spielmann

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Thuyone

 La thuyone, la molécule qui rend fou

La thuyone, c’est ce qui fit la célébrité de l’absinthe, mais provoqua aussi sa chute. Mais la thuyone, c’est quoi ?

(FEE PARISIAN ) La thuyone, la molécule qui rend fou

La thuyone, c’est ce qui fit la célébrité de l’absinthe, mais provoqua aussi sa chute. On la disait hallucinogène dans les milieux artistiques, toxiques dans les milieux abstinents. Souvent comparée au THC (une étude menée en 1999 par Meshler et Howlett dans « Pharmacology Biochemestery and Behavior » a démonté cette théorie remontant à 1975), l’absinthe a de tous temps vogué entre l’alcool et la drogue dans les croyances populaires. La faute à cette troublante thuyone qui dit-on, rendrait fou, aveugle, qui tordrait le corps, mais qui soignerait aussi les dysenteries et même, la malaria…

Mais la thuyone, c’est quoi ?

Cette molécule, principe actif de la plante d’absinthe – que l’on retrouve aussi dans la sauge ou dans le thuya – compose à elle seule plus de la moitié de l’essence d’absinthe. A très hautes doses, l’une des deux formes isomériques de l’absinthe, l’Alpha, interagit avec le cerveau et y trouve des récepteurs qui peuvent provoquer de puissantes convulsions et d’importants problèmes rénaux. Et au XIXe siècle, quand on parlait de « très hautes doses », il semble qu’on ne badinait pas… à moins que ce ne soit de la pure désinformation ?

Aujourd’hui, la thuyone est limitée par une récente directive européenne à 35mg par litre d’absinthe. En 1907 en France, elle était limitée à 100mg/l ! Au XIXe siècle, des études alarmistes, souvent pilotées par les adversaires de l’absinthe, ont analysé les productions de l’époque et conclu à des taux de thuyone avoisinant les 250mg/l. Ces études, ou plutôt « estimations de calcul » puisque aucun appareil scientifique ne permettait à l’époque de mesurer le taux de thuyone avec précision, auraient surtout permis d’influencer l’opinion publique, car la réalité est toute différente.

En 2002, Ian Hutton analyse le premier une absinthe « Pernod Fils » conservée depuis la prohibition. Il conclut à un dosage de 6mg de thuyone par litre d’absinthe… on est bien loin des études alarmistes du début du XXe siècle ! A 250 ou 300mg de thuyone par litre, l’absinthe serait tout simplement imbuvable, la thyone forte et mentholée écrasant tous les autres goûts. D’autres études plus récentes appuient les conclusions de Hutton.

Force est aujourd’hui de constater que la problématique de la thuyone fut un élément prioritaire de la lutte des milieux abstinents contre l’absinthe, qui – volontairement ou pas – ont apeuré la population en stigmatisant l’absinthe et sa « molécule folle ». Ils ont aussi donné naissance à tous les fantasmes qui, malgré l’interdiction, ont assuré la survie clandestine de la « Fée verte ».

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Absinthes/

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Le magasin

Les Caves du Roy, le magasin

Je vous accueille au 31, rue Simart dans le 18ème à PARIS.

Le magasin est ouvert tous les jours de 10h00 à 13h30 et de 15h00 à 20h30, le samedi de 10h00 à 20h30, et le lundi de 15h00 à 20h30, et ceci toute l’année !

Vous y trouverez nos produits rares, Absinthes, Vins rares, Rhums, Vodkas, Whisky. J’aurai le plaisir de vous accueillir et de répondre à vos questions.

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