William Fevre

Mea Culpa…..
William Fevre, des chablis de négoce, sans défaut mais sans grand caractère. Bref, des chablis comme on en trouve beaucoup dans une certaine restauration…

C’est ce que je pensais jusqu’à aujourd’hui. J’étais resté sur ce que j’avais dégusté il y a quelques années.

La dégustation est une discipline qui demande beaucoup d’humilité. Mais aussi de savoir revenir sur des idées reçus, des réputations….injustement faites à certains. 

C’est le cas de William Fèvre.  J’ai dégusté des vins droits, net, avec le caractère de leur terroir, mais en aucun cas "commerciaux".

 saint bry sauvignon

Robe jaune clair, léger vert anis.
Nez minéral, légèrement iodé.
Bouche nette, sobre sur les fleurs blanches.
Bonne longeur avec une finale sur les herbes fraîches et une très bonne acidité.

  Chablis 2007

Robe jaune pâle avec de légers reflets vert tendre.
Nez vif d’agrumes et de fruits jeunes.
Bouche franche,vive avec une certaine rondeur; Bel équilibre pour ce vin sur les fleurs blanches.
la finale sur les herbes fraichement coupées et une rétro très légèrement iodée.

Ce vin est net, franc, sans exhubérance mais sans retenue. Une belle expression du terroir. 

 Chabllis Premier cru Vaillons 2006

Robe jaune clair, reflets dorés.
Nez complexe de fleurs blanches et de sucre candy.
Bouche sur une très belle acidité, légerement mentholée et une pointe de réglisse. Ce vin a une certaine rondeur gourmande de fruits à chair blanche. La fraicheur et la persistance arômatique sont de mise.
Le nez n’annonce pas exactement ce que l’on retrouvera en bouche.

                    Mon impression globale sur ces trois premiers vins dégusté est très bonne; les vins sont nets, franc, ne renient pas leur terroir, bien au contraire.

                    Mea culpa pour ne pas avoir réviser plutôt une opinion trop répendue sur cette maison.

                   J’aurais plaisir à poursuivre la dégustation. 

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Cognacs Audry

Présentation d’un maison que nous appréçions particulièrement.

La maison A. Edmond Audry fut fondée en 1878 par le trisaïeul de l’actuel Propriétaire.

Au début des années cinquante, après la mort d’Aristide Boisson, qui avait épousé Odette Audry, les ventes de cognac cessèrent, bien que de très vieux cognacs fussent conservés en réserve dans l’espoir qu’un jour Audry renaîtrait.

Ce jour vint en 1978 lorsque Bernard Boisson décida de renouer avec la tradition qui était restée en sommeil pendant une quarantaine d’années.

Très vite Audry figura à la carte de restaurants prestigieux, fut en vente dans des caves de renom et fit l’objet de commentaires particulièrement élogieux de la part des critiques gastronomiques

Le parfait équilibre.

chai 

 

Pour Audry, grand cognac est le fruit d’un parfait équilibre entre le bouquet donné par le raisin, le tannin du chêne provenant de la barrique et l’oxydation opérée par l’air en contact avec le cognac au travers des pores du fût.

Cet équilibre se construit au cours des trois phases majeures de l’élaboration de cognac:

1- La distillation.

La méthode de distillation du cognac, double chauffe, et la forme de l’alambique charentais sont spécialement conçus pour optimiser l’extraction du bouquet aromatique venant du raisin. Dans cette affaire le col de cygne, qui conduit les vapeurs de la chaudière au bac de réfrigération, joue le rôle majeur. En effet il constitue un parcours doucement incurvé qui facilite le passage du bouquet dans le distillat.

Ainsi l’eau-de-vie tire elle pleinement profit de la richesse aromatique du vin.

Il convient de rappeler ici les mots de Nicholas Faith dans un livre qui fait autorité, "Le Cognac" : "La différence essentielle entre le cognac et la plupart des autres spiritueux est que ses composants aromatiques proviennent directement du raisin"

2- Le vieillissement.

Le vieillissement naturel des cognacs est un phénomène complexe qui prend place entre le cognac dans la barrique, le chêne du fût et l’air ambiant du chai. Le bon équilibre nécessite de très nombreuses années, plusieurs décennies pour un grand cognac. Le bois joue ici un rôle clé. La porosité du chêne permet un contact indirect entre le liquide dans la barrique et l’air du chai. Cela crée une réaction entre le bois, le cognac et l’air. Afin de mettre en valeur le bouquet le bois doit pénétrer le cognac lentement, progressivement. Il en va de même pour l’oxydation qui doit préserver les éléments aromatiques venant du raisin. Un apport accéléré de bois, une oxydation trop rapide, loin de souligner le bouquet le couvrira d’une épaisse couche de tannin. L’oeuvre du temps est donc irremplaçable.

3- L’assemblage.

L’art de notre Maître de Chai consiste à sélectionner des cognacs ayant atteint la maturité et dont les caractéristiques différentes mais complémentaires leur permettront de se fondre en un ensemble harmonieux. Pour atteindre un équilibre satisfaisant il convient de ne pas mettre l’assemblage immédiatement en bouteille. Afin que chacun des composants puisse s’intégrer aux autres lentement, profondément et donne ainsi naissance à un nouveau Cognac, bien fondu, parfaitement équilibré et tout en rondeurs nous laissons l’assemblage plus de deux ans dans de très vieux fûts ayant perdu leur tannin.

Cela prends du temps pour que les noces soient consommées mais une fois consommées c’est ensuite un marriage harmonieux et durable.

 

 

distillerie

 

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Stéphane sérol

Grande dégustation ce jour dans notre boutique.

Stéphane sérolnous a fait le plaisir d’accepter notre invitation.

Nous avons convié à cet évènement beaucoup de nos clients, qui pour la plupart on répondu présent.

 

Nous avions choisi de faire découvrir trois cuvées du millésime 2008. c’est une année "de vigneron", et Stéphane Sérol en est un.

LES ORIGINELLES

Cuvée sur le fruit, immédiate, gouleyante.

la robe est grenat intense aux reflets violacés.
Des arômes de fruits rouges, assis, framboise, typiques de la jeunesse du gamay.
La bouche est fraîche, très arômatique, souple.

 

LES VIEILLES VIGNES

La minéralité du terroir s’exprime plus et les épices arrivent.

Robe rouge grenat intense.
Nez de fruits noirs(cassis) et de fruits rouges(framboise).
En bouche les tanins sont soyeux; Le vin a de la matière et une belle longueur, mais toujours sur la fraîcheur et lanetteté.

 

LES BLONDINS

L’expression d’un terroir sur une parcelle d’ 1,89 hectares, exposée plein sud, et des vignes de 15 ans. 

La robe est grenat intense.
Le nez exprime des arômes de fruits noirs et rouges(cassis, framboise),des épices et de la minéralité.
La bouche est concentrée, les tanins sont soyeux, et toujours une belle fraîcheur.

 

Et une surprise……spécialement pour nous

L’INCORUPTIBLE

Premier millésime de cette nouvelle cuvée naturelle, vinifiée sans soufre, exclusivement à partir de levures indigènes et du sucre naturel du raisin.

La robe est rouge grenat intense.
Le nez est sur des arômes de cerises noires et de minéralité.
La bouche est concentrée bien que soyeuse et très fraîche. Très belle persistance arômatique.

 

La journée est un succès. Les avis de ceux très nombreux qui ont dégusté ces cuvées sont partagés mais toujours unanimes: C’est bon !

 

Stéphane Sérol est un vigneron passionné et talentueux. Il est rigoureux, efficace et curieux.
Il est le digne successeur de ses parents qui ont su faire de cette propriété une des plus renomée de l’appellation.

 

Nous aimons beaucoup.   

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Loire-1/tags:c%F4tes%20roannaise/

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Jack Daniel’s

Bienvenue dans l’univers de Jack Daniel’s!

Bienvenue dans l’univers de Jack Daniel’s!
Jack Daniel’s Tennessee Whiskey a depuis toujours été élaboré à Lynchburg (population : 361 habitants), dans l’État du Tennessee aux Etats-Unis. Nous espérons que cette visite vous permettra d’en savoir davantage sur notre Tennesse whiskey.

À propos de Jack Daniel’s
Jack Daniel est la distillerie enregistrée la plus ancienne des États-Unis et est aujourd’hui répertoriée en tant que site national historique. Détentrice d’une licence depuis 1866, la distillerie continue de fabriquer du Tennesse whiskey, conformément à la méthode élaborée par Mr. Jack en 1866.

Rickyard
Dans la zone que nous appelons le rickyard, nous fabriquons nous-mêmes notre charbon utilisé lors du processus d’adoucissement du whisky (mellowing). Notre matière première est l’érable à sucre robuste provenant des hauteurs de la région centrale du Tennessee. Les arbres sont fendus, puis empilés pour former des « piles » (ricks). Un tuyau d’arrosage rigide est utilisé afin de maintenir la pile de bois et d’empêcher ainsi qu’elle ne soit réduite en un amas de cendres. Nous obtenons au final du charbon de bois d’érable. Une fois le charbon refroidi, il est pilé pour obtenir des morceaux de 0,6 cm environ. Remarque : Ce processus s’effectue sous une protection filtrante afin de garantir la pureté de l’eau et de l’air environnant. 

 

Source de "La Cave""
La présence de la source jaillissant dans une grotte est la raison pour laquelle la distillerie Jack Daniel a été établie sur le site de Lynchburg et y est encore plus d’un siècle plus tard. Le whiskey Jack Daniel’s est élaboré à partir d’eau de source calcaire non ferrugineuse.

 

Moût Aigre
Avant de passer dans les colonnes de distillation, Jack Daniel’s Tennessee Whiskey se présente sous forme d’une mixture constituée de maïs, de seigle et d’orge malté, conformément à la recette élaborée par Mr. Jack il y a un siècle. L’eau prélevée dans la source est ajoutée au mélange pour donner naissance au « moût » (mash). Une fois brassé, le moût est cuit, puis on le laisse fermenter dans d’immenses cuves avec de la levure issue de la fermentation précédente, selon un processus semblable à celui de la fabrication du sourdough bread (sorte de pain de campagne). C’est de là que découle l’origine du terme Sour Mash (moût aigre).

 

Colonnes en Cuivre
Le moût fermenté est distillé dans des colonnes en cuivre dont la hauteur atteint environ 30 mètres. Le nouveau whiskey qui s’écoule de la colonne est un alcoolat titrant à 70 degrés. C’est le vieillissement du whiskey dans des fûts de chêne noircis à la fumée (toastés) qui lui donnera sa couleur.

 

Processus d’adoucissement
Notre processus d’adoucissement au charbon (mellowing) est ce qui vaut à Jack Daniel’s son appellation « Tennessee Whiskey » (et non pas « bourbon »), selon le gouvernement fédéral des États-Unis.

Le whiskey distillé est filtré à travers le charbon que nous élaborons dans notre rickyard. Le whiskey titrant à 70 degrés s’écoule lentement à travers une couche de charbon pilé de 3 mètres d’épaisseur, compactée et placée dans de larges réservoirs d’adoucissement. Ce processus permet d’éliminer les huiles présentes dans les grains d’alcool. 

 

Entrepôt à fûts
Après l’adoucissement grâce au charbon de bois d’érable, le whiskey ne titre plus qu’à 65 degrés. Il est alors transvasé dans des fûts de chêne blancs neufs ayant été préalablement toastés pour éliminer les tanins indésirables du bois, aseptiser la surface et permettre ainsi son vieillissement. Ces fûts sont empilés sur plusieurs niveaux dans différents entrepôts répartis sur les collines avoisinant la distillerie. Les saisons se succèdent avec leurs changements de température, provoquant ainsi la dilatation et la contraction des fûts, et permettant au whiskey de « respirer » le bois. C’est de ce phénomène que Jack Daniel’s tire sa couleur ambrée foncée. Enfin, un professionnel détermine si le whiskey est au sommet de son goût avant de procéder à l’embouteillage en fin de processus. 

 

Old No. 7
Notre whiskey est élaboré à partir d’ingrédients naturels : maïs, seigle, orge malté et eau non ferrugineuse issue de la source de la grotte calcaire. Un siècle plus tard, chaque bouteille de Jack Daniel’s Tennessee Whiskey est toujours élaborée à Lynchburg.

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE, A CONSOMMER AVEC MODERATION


 

 

www.cavesduroy.fr/catalogue/Whisky/Jack-Daniel-s-Gentlman-Jack.html

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Eric & Joël Durand

En avant première, le millésime 2007.
Nous avons eu le plaisir de déguster ce matin, en avant première le nouveau millésime d’Eric & Joël Durand.

Saint-Joseph"Les Côteaux" 2007

Robe rouge sombre
Nez sur la réduction.
Bouche sur une belle acidité. Les tannins sont serrés (la mise date de 15 jours).
Un vin complètement en vrac, très difficile à goûter.

Cornas"Prémices" 2007

Très jolie robe rouge rubis profonf.
Nez concentré sur les fruits noirs et les épices douces.
La bouche est ample, veloutée, fraîche et très fruitée.
Levin est net; On sent l’infuence du sol de granite. Très belle longueur  toute en fraîcheur.

Cornas"Empreintes" 2007

Robe rouge sombre, profonde, dense et étincellante.
Nez puissant, concentré, encore marqué par l’élevage.
La bouche est puissante et concentrée sur les fruits noirs. Toujours une exceptionnelle fraîcheur.

En conclusion, un millésime très réussi pour les frères Durand. Encore une fois en progression.
Des vins à prix doux compte tenu de leur qualité.
Nous dégusterons à nouveau le Saint-Joseph dans deux semaines ainsi que la syrah. 

Nous vous rappelons que nous sommes les seuls à pouvoir vous proposer cinq millésimes consécutifs (et bientôt six) d’Eric & Joël Durand.

Découvrez les en cliquant sur ce lien:
http://www.cavesduroy.fr/recherche/catalogue/?r=Eric+%26+Jo%EBl+Durand
 

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Champagne ?

Le Champagne, vous connaissez ?

C’est le vignoble le plus septentrional de France. L’appellation champagne s’étend sur les départements de la Marne, de l’Aisne, de l’Aube, plus quelques communes des départements de Haute-Marne et de Seine-et-Marne. 

En Champagne, un cru est caractérisé par un pourcentage compris entre 80 et 100.
Ce chiffre, attribué à chaque cru, sert de référence. Il permet de déterminer, lors des transactions entre les vignerons et les maisons de Champagne le prix réel du kilo de raisin (par rapport à un prix de base fixé avant les vendanges).

Il existe 294 crus, classés en trois catégories et regroupés sur une échelle des crus.
17 grands crus (classés à 100 %) ils couvrent 14 % de la surface totale de l’appellation et sont dispersés, d’une part sur la Montagne de Reims avec les communes de Beaumont-sur-Vesle, Puisieulx, Sillery, Verzy, Verzenay et Mailly ; d’autre part sur la vallée de la Marne avec Ay, Ambonnay, Tours-sur-Marne, Louvois et Bouzy ; enfin sur la côte des Blancs avec Avize, Oger, Cramant, Chouilly, Le Menil-sur-Oger et Oiry. 40 premiers crus (communes ou partie de commune classées de 99 % à 90 %) ils représentent environ 17,6 % de la surface totale. 237 crus (classés de 89 % à 80 %) ils correspondent à environ 68,4 % de la surface totale du vignoble. Les cépages sont répartis à 30% pour le Pinot Noir, 30% pour le Chardonnay (blanc de blancs) et 40% pour le Pinot Meunier. 

Les sols sont calcaires dans la Marne et marneux dans l’Aube, imposant aux racines des ceps de s’enfoncer très profondément, parfois jusqu’à vingt mètres.

 La vinification du Champagne fait l’objet de méthodes très particulières dont les principales étapes sont : le pressurage, la fermentation, l’assemblage, la prise de mousse, le remuage, le dégorgement et le dosage.

On distingue les bruts sans année, les extra bruts (faiblement ou non dosés en sucre), les demi-sec, les secs, les millésimés, les blanc de blancs, les blanc de noir, les rosés, les champagne grands crus . Le mot "Champagne" s’applique toujours à un vin effervescent ; quant au vin "tranquille" originaire de Champagne, il porte le nom de "Coteaux Champenois", blanc (Bouzy, Sillery, Mareuil,…), rouge ou rosé (Riceys).

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Champagnes/

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Dégustation à l’aveugle

les dégustations à l’aveugle sont-elles fiables ?

Guirec Gombert

Un chercheur américain s’est penché sur la façon dont les goûteurs attribuent des notes au vin. Le résultat est pour le moins étonnant, relate «Der Spiegel».

«Pourquoi un vin gagne une médaille d’or lors d’une compétition et ne reçoit aucune récompense à une autre ?» La réponse apportée à cette question toute bête, posée par le chercheur américain Robert Hodgson, a bouleversé récemment le petit monde du vin, explique le quotidien allemand «Der Spiegel». Durant quatre ans, de 2005 à 2008, le chercheur a en effet tenté de comprendre comment les professionnels notaient les vins. Pour ce faire, lors de la California State fair, le plus vieux concours de vins d’Amérique du nord, il a introduit trois fois le même vin lors de la journée de dégustation à l’aveugle. Résultat, sur les 65 à 70 professionnels (vignerons, négociants, critiques, professeurs d’œnologie et de viticulture) que compte ce concours, seulement 10% des juges ont donné une note similaire à ce vin. Pire, 10% des plus mauvais juges ont carrément jugé médiocre ce vin auquel ils avaient attribué une médaille d’or plus tôt dans la journée. La réaction des organisateurs du concours ne s’est pas faite attendre : les mauvais goûteurs seront éconduits, les meilleurs verront leurs papilles préservées : ils ne goûteront plus que 75 vins par jour, contre 150 jusqu’à présent. Pour la décharge des plus mauvais, il y a deux ans lors du même concours, des jurés avaient couronné un vin industriel, vendu 2 dollars par l’enseigne Trader’s Joe, l’équivalent de Leader Price, comme le meilleur chardonnay de Californie.

 

Le goût du vin se forme dans nos têtes

 

D’autres expériences similaires ont déjà prouvé la faillibilité des dégustations. En 2005, les chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont mis en évidence que le goût du vin était largement influencé par le contexte, la représentation que s’en fait le dégustateur et ses propres qualités sensorielles. Pour leur étude, les chercheurs ont mis à contribution 57 étudiants en œnologie. Ces derniers ont goûté à quinze jours d’intervalle le même vin dans deux conditionnements différents. Le premier est une bouteille d’un grand cru classé, «connu de tous les dégustateurs», expliquent les chercheurs. Le second conditionnement est une bouteille étiquetée sous l’appellation «vin de table». Six étudiants ont découvert la supercherie, les 51 autres ont donné une moyenne de 8/20 au «vin de table» contre 13,2/20 pour le «grand cru». Mieux, les étudiants ont cru découvrir un goût boisé au vin présenté dans une grande bouteille, alors que ce vin n’a jamais été en contact du bois. Pour les scientifiques de l’INRA, ce résultat est «typique d’une construction cognitive.»

Pour appuyer leur recherche, ils ont soumis 54 autres étudiants à un nouveau test. Cette fois, il s’agissait de leur faire goûter un vin blanc et un vin rouge. En fait, le vin rouge était le même vin blanc coloré en rouge grâce à des colorants naturels n’altérant pas le goût du vin. Lorsqu’ils ont décrit les vins, les étudiants ont immanquablement employé le langage habituel décrivant le vin rouge (fruits rouges, cassis, framboise, cerise, etc.) et celui utilisé pour le vin blanc (miel, abricot, pomme, banane, etc.). «Il suffit donc de modifier la couleur d’un vin pour en modifier la perception des arômes », expliquent les chercheurs. Le goût du vin est en d’autres termes une «construction de notre cerveau».

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Tollé contre le rosé

 

Tolé contre le vin rosé concocté par Bruxelle.
Sylvain Gombert (AFP)

 

Fin janvier, les 27 Etats membres ont voté un projet de directive autorisant le mélange de vin rouge et de vin blanc pour produire du rosé. Ce qui apparaît comme une mauvaise plaisanterie inquiète sérieusement les viticulteurs français. 

Rien ne va plus dans le monde du vin. Taxée d’être cancérigène, interdite de vente aux mineurs, cette boisson est maintenant remise en question par l’Europe qui rêve de mélanger vin rouge et vin blanc… pour obtenir du rosé. Fin janvier, les 27 Etats membres, France y compris, ont en effet adopté un projet de règlement autorisant la pratique de ce genre de coupage. Cette mixture beaucoup de blanc et un peu de rouge – inquiète les viticulteurs français. Selon les professionnels, ce projet mettrait en péril plusieurs dizaines de milliers d’emplois en France, particulièrement en Provence, grande productrice de rosé. «Ce serait un revers terrible alors que la consommation de rosé se développe considérablement depuis dix ans», explique François Millo, directeur du conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). Selon la Commission, ce serait au contraire un moyen de libérer l’Europe des «entraves œnologiques» et d’ouvrir de nouveaux marchés, comme la Chine, expliquait le quotidien «Les Echos » dans son édition de mardi. Mais aussi un moyen de rivaliser avec l’Afrique du Sud et l’Australie qui pratiquent déjà le coupage du vin blanc et du vin rouge. 

Décision le 27 avril prochain 

Face au tollé provoqué en France par cette proposition, la Commission européenne a déclaré mercredi «réfléchir» aux moyens de prendre en compte les inquiétudes des producteurs français. «Nous sommes conscients des préoccupations des producteurs de certaines régions, comme ceux de Provence, et des préoccupations du ministre français de l’Agriculture Michel Barnier et nous réfléchissons» aux moyens d’y répondre, explique Michael Mann, le porte-parole de l’exécutif européen pour les questions agricoles. Ce dernier n’a pas précisé comment il comptait répondre à ce problème. Du côté des viticulteurs, des propositions ont déjà été formulées, notamment celle d’introduire un étiquetage spécifique pour différencier les rosés traditionnels de ceux produits à partir de mélange. Encore au simple stade de proposition, ce projet doit encore être soumis à l’avis de l’Organisation mondiale du commerce sur cette réforme. Un vote définitif doit intervenir le 27 avril prochain. 

«Le rosé, c’est subtil»  

S’il est déjà pratiqué dans certains pays, le coupage du blanc et du rouge est une hérésie pour les viticulteurs français. «Dans le monde, il y a une philosophie du rosé qui n’est pas celle de la France, explique François Millo. Le rosé de coupage a la couleur du rosé mais ce n’est en aucun cas du rosé.» Le rosé traditionnel est produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées pendants une durée courte, de 6 heures à une journée. «Le rosé, c’est quelque chose de très subtil qui a beaucoup d’arôme. Ce coupage, ce n’est même plus du rosé», affirme également Linda Schaller, directrice commerciale du Château Les Crostes à Lorgues, dans le Var. Pour cette dernière, si la directive était adoptée, «on nous enlèverait quelque chose qui appartient à notre tradition.» Cette réforme s’inscrit dans un contexte plutôt positif pour le rosé alors que ses ventes sont en plein essor, à la différence du marché du vin rouge et du vin blanc. Sa consommation est en effet passée de 8% à 22% de la consommation totale des vins en France durant les quinze dernières années, selon le CIVP. 

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Vins-Roses/

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Vin rosé…..blanc+rouge ?

Vin blanc+vin rouge=vin rosé ?
Un nouveau système d’étiquetage pour le vin rosé vient d’être adopté par la Commission européenne. Les mentions « rosé traditionnel » et « rosé par coupage » seront introduites.

Ainsi, les vins rosés issus de techniques traditionnelles de macération seront identifiés plus clairement par rapport aux vins rosés obtenus par le mélange de vins blancs et rouges.

En janvier dernier, la Commission européenne avait annoncé son intention de lever l’interdiction de couper les vins pour produire du rosé. Les viticulteurs français outrés sont tout de suite montés aux barricades. Le rosé, longtemps considéré comme un vin bas de gamme, avait enfin trouvé son souffle, affirment les viticulteurs. Lever cette interdiction risquait de mettre de la confusion dans l’esprit des consommateurs, selon eux.

D’après la loi française, seulement les champagnes rosés peuvent être obtenus selon la technique de coupage!!!!! 

http://www.cavesduroy.fr/catalogue/Vins-Roses/

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Jean-Pierre Vigato à la Mamounia

Jean-Pierre Vigato à la Mamounia
Chef étoilé du célèbre restaurant parisen APICIUS, Jean-Pierre Vigato a été choisi comme Chef Conseil du non moins célèbre palace marocain.

C’est la première fois qu’un chef français donnera le ton à la cuisine de ce prestigieux  et mythique palace, relooké par le néanmoins célèbre et talentueux décorateur Jacques Garcia.

 

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